Slovénie : Nova Gorica-Gorizia, l’histoire d’une ville coupée en deux (2/2)

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Après soixante ans d’existence, la frontière qui séparait Gorizia et Nova Gorica est tombée aussi vite qu’elle avait été montée, le 22 décembre 2007. Les habitants des deux villes pouvaient de nouveau circuler en toute liberté. Finie la contrebande, voilà l’Europe. Côté slovène on organisa une grande fête couronnée d’un feu d’artifice géant. Côté italien, on leva des toasts en criant « Vive l’Italie ». Deuxième volet de notre voyage au cœur d’une ville malmenée par l’histoire, à la fois barrière et carrefour.

Par Rodolfo Toè La crise économique et démographique de Gorizia est telle qu’en 2013 les autorités italiennes ont pris la décision de fermer la maternité locale, pour s’appuyer totalement sur celle de Nova Gorica. « Beaucoup de gens se méfient toujours de nos hôpitaux », explique néanmoins Neda Bizjak, qui travaille à l’hôpital de Nova Gorica. « La plupart des femmes italiennes continuent à accoucher en Italie, même si pour aller à la maternité la plus proche il faut faire 40 km, ce qui peut se révéler parfois très risqué. » L’exemple de la maternité révèle clairement les liens qu’entretiennent aujourd’hui Gorizia et Nova Gorica. Les deux villes, (...)

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