Novi List

Slovénie : Laibach, les vrais punks sont (toujours) titistes

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Vétérans de la scène punk européenne, pionniers de la musique industrielle, les Slovènes de Laibach ne baissent pas la garde. Alors que le groupe a passé le cap de la trentaine - son âge exact n’est pas connu - il continue à professer « l’absolutisme collectiviste éclairé », revendique la radicalité face à la haine et au cynisme, et reconnaît ses sources d’inspiration : « Tito, Toto, Tati et Tutu »... Rencontre.

Propos recueillis par Vinko Peršić Novi List (N.L.) : Il est impossible de comprendre Laibach sans tenir compte de l’histoire de la Yougoslavie et de l’Europe en général.. Pouvez-vous revenir sur les origines du groupe ? Laibach (L.) : Il faut peut-être commencer par le commencement, avec le mouvement Neue Slowenische Kunst (NSK). Ce « collectif de collectifs » a été crée en 1984. Dès ses début, il fonctionne comme une organisation informelle socialo-politico-culturelle et comme un mouvement esthétique basé sur les manifestes de Laibach, qui attaquent les idéologies dominantes, tant à l’Est qu’à l’Ouest. Le mouvement dans son ensemble était en (...)

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