Osservatorio sui Balcani

Sida en Grèce : dépistages forcés et risque de prison pour les séropositifs

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Le ministre grec de la Santé Adonis Georgiadis a réintroduit un décret sanitaire permettant à la police d’arrêter et de soumettre au test de dépistage du sida toute personne suspectée d’être un « danger potentiel de santé publique ». Prostituées, migrants et toxicomanes sont visés. Une législation qui pourrait permettre de justifier des actions portant atteinte aux droits de l’homme. Les organisations mondiales de la Santé se disent préoccupées.

Par Francesco Martino. La directive dite « Décret de Santé publique 39A », entrée en vigueur début juillet, permet à nouveau à la police grecque d’arrêter, de maintenir en détention et d’imposer le test de dépistage du sida, des hépatites et d’autres maladies sexuellement transmissibles à toute personne considérée comme un « risque potentiel » pour la santé publique grecque. Le minsitre de la Santé, le conservateur Adonis Georgiadis, a repris une loi imposée en avril 2012 par son prédécesseur, le socialiste Andreas Loverdos, peu avant les élections de l’été. À l’époque, cette mesure avait conduit à l’arrestation d’une centaine de femmes identifiées comme (...)

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