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Serbie : une nation sans descendants

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Cinq grands-parents et un seul enfant : c’est le triste portrait de la famille serbe en ce début de 21e siècle, le portrait aussi d’un pays qui, en comptant les réfugiés, les étrangers et ses travailleurs exilés, reste moins peuplé qu’il y a onze ans. Bilan du recensement de la population de Serbie effectué l’an dernier.

Par Zoja Jovanov En Serbie (sans le Kosovo), le renouvellement naturel de la population - deux enfants par femme - est interrompu depuis 1955. La Serbie a peu d’enfants et est loin du fameux « troisième bébé » qui, pour le peuple, représente l’agrandissement de la famille et la vie future. Trop d’eau et de politique boueuses ont coulé sous les ponts au cours de ces cinquante années : aujourd’hui les ménages serbes ne peuvent espérer avoir qu’un seul enfant. Aussi, dans le pays « du peuple le plus ancien », il y a de nos jours davantage de vieillards entre 75 et 100 ans (5,24 %) que de rejetons de 0 à 4 ans (4,57 %)... La Serbie se retrouve donc parmi (...)

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