Danas

Serbie : qui sera notre Eliott Ness ?

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La guerre contre le crime organisé n’est pas faite de grands mots et de
promesses. Elle suppose, des institutions publiques, une organisation et une
situation saines. Certains, comme Djindjic, déclarent que l’heure est venue
de faire face à la criminalité. Nombreux demeurent sceptiques, et
considèrent que, dans un contexte où le pouvoir en toute impunité côtoie le
crime, la déclaration du Premier ministre serbe est scandaleuse.

Par Ivan Torov Zoran Djindjic deviendrait-il un rhétoricien hyper productif ? La Serbie serait-elle sur la bonne voie ? Quoi qu’il en soit, le Premier ministre a annoncé à Jagodina que cette année serait celle de la lutte contre la criminalité, et que le temps de la collusion du pouvoir et de la mafia était terminé. Il a dit cela sans sourcilier alors que tout le monde sait qu’il entretient des relations personnelles avec de nombreux malfrats. La déclaration de Djindjic a probablement recueilli les sympathies de l’auditoire. Qui pourrait être opposé à de telles mesures ? Il prévoit de livrer bataille aux vendeurs de drogue, aux rançonneurs. (...)

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