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Serbie : quand les festivals contestataires deviennent des marques commerciales

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Après la chute du régime de Slobodan Milošević, le festival d’EXIT et celui de Guča traduisaient la rupture idéologique entre Serbie « européenne » et « nationaliste ». Aujourd’hui dépourvus de sens politique, ces deux événements phares de la scène culturelle serbe sont devenus des images de marque commerciales, qui aspirent les fonds publics dans la plus grande opacité et exploitent les artistes locaux, les employés et les nombreux bénévoles.

Par Vladimir Simović Êtes-vous plutôt EXIT ou Guča ? C’était la question que se posait l’opinion publique serbe depuis des années. En fonction de la réponse, on pouvait dire si vous apparteniez à la « Serbie européenne » ou à la « Serbie nationaliste ». Cette question, très actuelle dans la Serbie post-Milošević n’a plus lieu d’être aujourd’hui, tout simplement parce qu’il n’y a plus d’idéologie qui se cache derrière ces festivals. Aujourd’hui, autant EXIT que Guča se présentent comme des « images de marques » nationales, ayant un rôle important dans l’économie touristique du pays. Je suppose que cette perspective s’inscrit dans la réalité locale, réalité où (...)

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