Serbie : quand la « transition » s’attaque au patrimoine culturel

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A Vranje, au Sud-Est de la Serbie, les privatisations et le clientélisme politique touchent le riche patrimoine culturel hérité de l’empire ottoman. Depuis janvier 2015, le restaurant Haremluk, situé dans un ancien harem classé monument historique, a fermé ses portes. Jusqu’ici géré par l’ancien géant industriel Simpo, il est aujourd’hui dans l’attente d’un « partenaire stratégique ».

Par Kassia Aleksić Bâti en 1756 à l’époque ottomane, le Haremluk faisait partie de la demeure du pacha Rauf beg Dzinoli, un riche complexe architectural constitué de deux maisons : le Selamluk, où vivaient les hommes ; et le Haremluk, pour femmes et enfants. Une cour séparait ces deux bâtisses et un pont reliait directement la chambre du pacha située à une fenêtre du Haremluk. A la libération de Vranje, en 1878, cette demeure ottomane fut confiée à la ville ; le Musée national de Vranje fut fondé en 1960 dans le Selamluk ; et ce n’est qu’en 1993 que le Haremluk, tombant en ruines, fut confié à l’usine de meubles Simpo. Selon l’accord conclu avec la (...)

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