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Serbie : la grande misère des écoles du Sandjak de Novi Pazar

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À Novi Pazar, les écoles fonctionnent chaque jour selon trois rotations. Certains enfants doivent partir de chez eux tous les matins à 7 heures, dans le froid et la neige. Cette situation n’a rien d’étonnant : aucun école n’a été construite à Novi Pazar depuis 25 ans, alors que la population de la ville a explosé. De manière générale, depuis 15 ans, aucun investissement dans les écoles n’a été fait en Serbie.

Par Abna Rizvanovic Hamza, un garçon de neuf ans, se lève tous les jours à six heures du matin pour aller à l’école. Le cartable sur le dos, il part dans la nuit, accompagné par ses parents, pour arriver à 7 heures à l’école et commencer sa première leçon, qu’il pleuve ou qu’il neige. Il n’est pas le seul enfant de Novi Pazar à se lever à l’aube pour aller à l’école. La ville n’a pas assez de bâtiments scolaires et de classes pour accueillir tous les élèves, aussi les 12 000 élèves qui fréquentent les 11 écoles primaires de la ville doivent aller en classe selon un système de roulement. La première équipe commence à 7 heures du matin, la dernière quitte l’école à (...)

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