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Serbie : la culture du secret persiste

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Les dirigeants serbes et yougoslaves rechignent à donner des dossiers secrets au tribunal de La Haye de crainte de fournir des preuves criminelles contre quelques-uns de leurs proches alliés dans la hiérarchie militaire et policière.

Par Bojan Dimitrijevic, historien associé à l’Institut d’Histoire Moderne de Belgrade Les personnels des deux institutions ont survécu à la destitution de Milosevic sans le moindre mal et se sont réalignés sur les dirigeants actuels, le Président Vojislav Kostunica et le Premier Ministre Zoran Djindjic. Leur répugnance à compromettre leurs nouveaux alliés en ouvrant les archives de la police et de l’armée est renforcée par le fait qu’ils ont joui de cinquantaine années de monopole de l’information. Le procureur Carla Del Ponte et l’ambassadeur des États-Unis pour les questions des crimes de guerre, Pierre Richard Prosper, ont tous les deux clairement (...)

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