Danas

Serbie : « la corruption gangrène toutes les institutions »

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Dix ans après la chute du régime Milošević, la corruption gangrène toujours le pouvoir. L’absence de transparence dans le financement des partis favorise le maintien d’un système basé sur la connivence entre tycoons et responsables politiques. Aujourd’hui, aucune institution publique ne fonctionne correctement et ne peut exercer ses fonctions de contrôle du pouvoir. Tel est le diagnostic sans appel de Verica Barać, présidente du Conseil pour la lutte contre la corruption.

Par Snežana Čongradin Le pouvoir en Serbie repose sur la corruption systémique, c’est-à-dire l’accord entre formations politiques, autorités et opposition quant à la manière de favoriser les intérêts des partis et de certains particuliers au détriment de l’intérêt général national, mais aussi sur l’absence totale de mécanismes et de procédures de contrôle des autorités. Voilà le constat de Verica Barać. Danas (D) : Cela signifie-t-il que le fonctionnement du pouvoir n’a pas changé depuis les changements démocratiques de 2000 ? Verica Barać (V. B.) : Le système de fonctionnement du pouvoir qui permet la domination du pouvoir exécutif sur les pouvoirs (...)

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