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Serbie : l’opposition nationaliste en panne de stratégie

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Après leur débâcle électorale, les Radicaux de Nikolić et les populistes de Koštunica sont en crise. Faute de stratégie politique, ils ont essayé de jouer la carte de la rue, avec des manifestations violentes, et devraient tenter l’obstruction parlementaire. Avec assez peu de chances de succès. A priori, le Parti radical devrait se recentrer sur la dénonciation des promesses sociales non tenues du gouvernement, tandis que les partisans de Koštunica s’accrocheront au thème du Kosovo. Un grand vide marque cependant la scène politique serbe, qui n’a toujours pas de droite pro-européenne et responsable.

Par Nikola Tomić Après les élections du 11 mai dernier et la débâcle électorale du Parti radical serbe (SRS), du Parti démocratique de Serbie (DSS) et de son allié Nouvelle Serbie (NS), Tomislav Nikolić, Aleksandar Vučić, Vojislav Koštunica et Velimir Ilić se sont trouvés face à de sérieux problèmes : comment continuer à diriger leurs partis respectifs ? Dans quelle voie orienter l’action de l’opposition ces prochaines années ? Comment essayer de provoquer au plus tôt de nouvelles élections extraordinaires ? À court terme, l’obstruction au travail du Parlement peut servir, dans le sens où elle montrera que la coalition gouvernementale n’a pas les (...)

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