Serbie : Bruxelles ou Moscou, une fausse alternative

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L’adhésion de la Serbie à l’UE ? Mais à quelle UE ? Pour le Premier ministre Aleksandar Vučić (SNS), l’« Europe » imaginaire ou institutionnelle sert avant tout à donner son blanc-seing à des réformes néolibérales. Comme seule alternative, les euro-sceptiques lui opposent la Russie et l’intégration « euro-asiatique », au nom de prétendues « affinités » culturelles. Mais toute amitié a un prix. Et, entre Bruxelles et Moscou, Belgrade reste finalement toujours à la périphérie.

Par Vladimir Simović L’Union européenne est, sans aucun doute, le pivot central autour duquel se sont articulés, ces vingt dernières années, les discours dominants en Serbie. L’UE est un point sur lequel s’affrontent deux principales positions politiques : la Serbie nationaliste contre la Serbie libérale. À l’arrivée au pouvoir du Parti progressiste de Serbie (SNS), cette dualité a perdu en intensité. Les anciens cadres du Parti radical serbe (SRS) de Vojislav Šešelj, grands nationalistes et opposants à l’intégration européenne, une fois devenus « progressistes », ont endossé le costume de dirigeants « euro-enthousiastes », affaiblissant ainsi (...)

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