Danas

Sandjak de Novi Pazar : un immense mépris pour les jeunes

| |

Éducation au rabais dans des conditions matérielles lamentables, absence de vie culturelle, de perspectives de travail. La société traite ses jeunes avec un immense mépris. Pourtant, près d’un habitant de Novi Pazar sur deux a moins de 26 ans. Dans ces conditions, comment s’étonner que cette jeunesse, formée à l’école des haines ethniques ou politiques, se tourne massivement vers la drogue ? Le plaidoyer d’Aida Corovic, directrice de l’ONG Urban-In.

Par Aida Corovic [1] Lorsque j’ai reçu la proposition (et surtout l’honneur) d’écrire un texte pour le premier numéro du nouveau supplément « Sandjak » de Danas, je n’ai absolument pas hésité sur le sujet à traiter. « Les jeunes à Novi Pazar » est le sujet qui s’est imposé, pas seulement parce que c’est un sujet que je traite constamment depuis neuf ans dans mon organisation URBAN-IN, mais aussi parce que je pense qu’actuellement les problèmes des jeunes vont au-delà de leur force et de leur capacité à se faire une place adéquate dans la société. Je n’ai jamais partagé l’idée que les jeunes représentaient un problème de société, mais je pense au contraire (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous