Roumanie : les non-dits de la « lutte contre la corruption »

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La Roumanie se félicite de ses succès dans la lutte contre la corruption. Début juin, le Premier ministre Victor Ponta a lui-même été mis en examen. Mais que cache l’omnipotence des enquêteurs de la mission « mains propres » de la justice roumaine ? L’analyse de Florin Poenaru. Toujours à contre-courant.

Par Florin Poenaru Le Premier ministre roumain Victor Ponta a été mis en examen le 5 juin dernier, pour divers faits de corruption, dont des délits de fraude présumée, de blanchiment d’argent et de falsification. Victor Ponta est également soupçonné de conflit d’intérêt, pour avoir nommé un ancien collègue, ministre dans son gouvernement. Quelques minutes après l’annonce de l’organe étatique de lutte contre la corruption, l’opposition a présenté une proposition de motion de censure contre le gouvernement, comme si le glas de la carrière politique de Victor Ponta devait sonner. Pourtant, deux semaines plus tard, Victor Ponta est toujours Premier (...)

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