Jurnalul National

Roumanie : n’est-il pas temps de nous réveiller pour de bon ?

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L’écrivain Mircea Cartărescu conjure ses collègues d’entrer en « dissidence » contre un « adversaire commun », le « pouvoir populiste et arrogant ». Un pouvoir encore capable d’attribuer une médaille aux adulateurs de l’ancien dictateur. Se sentant exilé dans son propre pays, il demande d’oublier les luttes intestines et souligne qu’aujourd’hui « on ne peut plus résister seulement par la culture. »

Par Mircea Cartărescu L’espace culturel roumain comprend aujourd’hui deux compartiments, l’un très grand, l’autre très petit. Dans le petit, on voit toutes sortes de modes et modèles culturels entre lesquels vont et viennent les polémiques, se font et se défont des alliances, se forment et se délitent des amitiés. Dans le plus grand, tout cela fait rire sous cape. La tendance actuelle est que l’espace le plus grand avale le plus petit. On trouve dans l’espace le plus petit quelques centres du pouvoir intellectuel. Il y a d’abord « ceux de Paltiniş » [1] ou du Groupe pour le Dialogue Social [2], qui misent sur la haute culture, avec son pivot, la (...)

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