Capital

Roumanie : misères de la presse locale indépendante

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Parmi les 100 titres locaux et autant de chaînes de télévision, on peut compter sur les doigts d’une main ceux qui n’ont pas d’affiliation politique - directement ou par l’entremise des entreprises qui les contrôlent. Liées à certains médias, les autorités locales mettent la pression sur la presse restée indépendante.

Par Manuela Preoteasa Dans les villes de province, la presse se débat entre les intérêts politiques et les intérêts d’affaires. Une série de journaux ont été rachetés, plus ou moins visiblement, par les politiciens. Ceux qui n’ont pas trouvé d’accord avec les pouvoirs de l’époque sont harcelés juridiquement, économiquement ou subissent même des agressions. Bacau, août 2002. Nous nous y rendons pour un entretien fixé avec le rédacteur en chef du journal local le plus populaire, Ziarul de Bacau. Au centre-ville, nous demandons notre chemin à un passant. « Vous cherchez le journal du maire ? », nous demande le monsieur. « Non, pas le journal du maire ». « (...)

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