Dilema

Roumanie : entre nouvelle Russie et vieille Europe

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Et si les dirigeants roumains s’apprêtaient à profiter du mauvais exemple russe ? Pour l’amour de la stabilité interne qui se vend si bien auprès des organismes internationaux, la « démocratie contrôlée », « à la russe », pourrait faire des émules en Roumanie. Surtout que les leaders roumains, comme leurs homologues russes, ont à disposition leur épouvantail domestique d’extrême droite : le brandir opportunément est une bonne manière de convaincre l’électeur de faire de nouveau, en 2004, le choix du « moins pire ».

Par Cristian Ghinea Tout en se montrant incapables de se mettre d’accord sur leur avenir, les leaders de l’Union européenne ont quand même assuré la Roumanie et la Bulgarie qu’elles pourront en devenir membres en 2007 si elles sont prêtes. Les yeux tournés vers l’Europe, certains ont constaté néanmoins qu’il existait une autre possibilité : devenir une démocratie « à la russe » [1]. Les partisans fanatiques de la stabilité ont salué avec enthousiasme ce type de démocratie, contrôlée ou limitée. Si cela fonctionne ailleurs pourquoi pas chez nous ? Quand « le père » de la nation connaît bien les besoins de ses sujets, il peut concentrer les énergies et tirer (...)

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