România Liberă

Roumanie : crise de la littérature, crise de la culture, crise de la société

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Les lettres roumaines seront, cette année, à l’honneur au Salon du livre de Paris. Pourtant, la littérature roumaine est en crise : on publie peu de livres, et les maisons d’éditions préfèrent traduire des best-sellers étrangers que de promouvoir la culture roumaine. Alors que l’analphabétisme ne cesse de progresser, le réquisitoire de l’écrivain Ovidiu Pecican contre un pays qui se désintéresse de sa propre culture.

Par Ovidiu Pecican [1] Nul besoin d’avoir un doctorat pour saisir la portée de l’information suivante : en 2011, la Roumanie a vendu moins de livres que la Hongrie, son voisin pourtant moins peuplé. Les ventes de livres en Roumanie n’ont généré que 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 180 millions en Hongrie. Aujourd’hui, dans notre pays, l’analphabétisme progresse, alors qu’il avait été en grande partie éradiqué dans les premières années du communisme, vers 1950 : 6% de la population est concernée, et 40% des adolescents de moins de 15 ans n’ont pas les compétences de base en lecture et en écriture. Les traductions ne font pas une (...)

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