Réponse à l’article sur les Hellènes Valaques et « Fara armãneascã »

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Rédigée dans un style polémique et allusif, la tribune intitulée « Qui sont les Aroumains et que recherchent-ils par leur propagande : les Hellènes Valaques et Fara armãneascã » signée par Ioannou Averof dans le quotidien grec To Vima daté du 9 juillet 2006 comporte des demi-vérités ou demi-mensonges, des erreurs et surtout des raccourcis malveillants qui appellent plusieurs précisions. On se contentera de les pointer sans entrer dans le détail, l’essentiel étant ailleurs. I. Averof signale l’émergence d’un nationalisme aroumain dans les Balkans qu’il attribue abusivement à un complot. Sa critique des orientations de ce nationalisme n’est pas moins justifiée mais faussée par l’absence de toute critique à l’égard des nationalismes bénéficiant d’un support étatique dans la région [1].

En grec, « fara » signifie « tribu » alors qu’en aroumain il signifie aussi, par extension, « peuple » . Ceci n’est jamais précisé en sorte que pour le lecteur grec non aroumanophone il s’agit tout au long du texte de la « tribu » et non du « peuple » aroumain, autrement dit d’une tribu qui se prend pour une nation. L’auteur du poème érigé par certains en hymne des Aroumains - poème qui jette l’anathème sur ceux qui abandonnent la langue de leurs parents - est né sujet ottoman à Maloviste et mort citoyen yougoslave dans la même localité, située à proximité de Monastir (auj. Bitola). Son séjour de deux ans à Bucarest où il a tenu un petit restaurant et la place (...)

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