Réfugiés : la Macédoine à bout de souffle

| | | |

Hésitations, décisions hâtives, désorganisation, dérapages des forces de l’ordre... Skopje s’est retrouvé sous le feu des critiques après les violences policières contre des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile, vendredi dernier à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Mais ce petit État, lui-même traversé par une crise politique profonde, peut-il encaisser tout seul le choc d’un tel afflux de réfugiés ? Éclairage.

Par Jacqueline Bisson Les événements du vendredi 21 août, les violences policières après que Skopje a décidé de fermer ses frontières, ont une fois de plus mis en lumière la difficulté pour un petit État comme la Macédoine à gérer une crise d’une ampleur internationale, et ouvert bon nombre de questions sur la responsabilité du gouvernement, des institutions internationales (ONU et Union européenne) et des ONG, accusées de ne pas être suffisamment actives sur le terrain. Depuis des semaines, Skopje réclamait de l’aide pour faire face à cet afflux toujours plus important de migrants, sans obtenir de réponse concrète. Pris en étau entre la (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous