Le Courrier des Balkans

Question rrom : citoyenneté, intégration, l’impossible équation

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Si la solution à la question rrom ne se trouve ni à l’échelle nationale ni à l’échelle européenne, se trouvera-t-elle à l’échelon local, dans des pratiques sociales nouvelles, qui restent à inventer ? Le sociologue rrom Nicolae Gheorghe a joué un rôle éminent dans la révolution roumaine et la reconstruction d’institutions démocratiques. Après plusieurs décennies d’expérience au sein de l’OSCE et d’organisations internationales rroms, il tire les leçons des échecs et des impasses. Rencontre.

Propos recueillis par Julia Beurq Le Courrier des Balkans (CdB) : Dès 1990, vous vous êtes ouvertement affirmé comme personnalité publique rrom et vous avez pris part à la construction du nouvel État roumain. Quel rôle ont joué les minorités nationales dans ce processus ? Nicolae Gheorghe (N.G.) : Après la chute du communisme, c’est le Conseil national d’union provisoire (CPUN) qui a géré la transition jusqu’aux premières élections libres du 20 mai 1990. Dans ce CPUN, une commission d’experts pour les minorités nationales, conduite par le Hongrois Carol Kirai, a été mise en place. J’en faisais partie. Cette commission avait pour but d’aider les (...)

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