Danas

Quel avenir pour les relations entre la Serbie et le Kosovo ?

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La Serbie et le Kosovo ne peuvent pas continuer à s’ignorer. Azem Vllasi et Žarko Korać, deux figures de l’opposition démocratique du Kosovo et de Serbie, dialoguent sans tabous sur la situation actuelle et l’avenir. Pour le dirigeant albanais, Boris Tadić poursuit la politique de Koštunica, malgré ses ambitions européennes. Pour sa part, Žarko Korać insiste sur le poids des courants nationalistes, dont la Serbie ne pourra pas se libérer tant qu’elle n’acceptera pas de régler, une fois pour toutes, la question de ses frontières.

Propos recueillis par Omer Karabeg Omer Karabeg : Nos interlocuteurs sont Azem Vlasi, président de l’Association pour la collaboration multiethnique de Pristina, et Žarko Korać, président de l’Union social-démocrate, à Belgrade [1]. Quelle est actuellement l’état d’esprit qui prédomine au Kosovo envers la Serbie et les Serbes ? Žarko Korać : À ma connaissance, aucun. Les représentants serbes ont toujours eu une peur panique de ces contacts. Ils ne veulent pas seulement les éviter, ils les fuient. Un exemple paradigmatique est celui du fameux dîner clôturant les négociations de Vienne, auquel Koštunica n’est pas venu. Une autre fois, Boris (...)

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