La culture, ce n’est plus pour les pauvres

Serbie : quand la culture « n’est pas pour tout le monde »

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Les Serbes n’ont plus d’argent pour consommer des biens culturels. La transition économique et les politiques libérales appliquées par le gouvernement ont, de plus, achevé de démanteler le réseau des centres culturels qui existait dans tout le pays à l’époque yougoslave. En Serbie, la culture, ce n’est plus pour les pauvres.

Par Marko Miletić Les statistiques montrent que la culture ne fait plus partie des priorités des citoyens serbes. Dans une société qui s’est appauvrie, rares sont ceux qui peuvent se permettre d’assister à des activités culturelles ou, en général, de consommer de la culture. En Serbie, elle est devenue élitiste et ses promoteurs n’ont aucun problème à la présenter comme telle. Il a encore peu de temps, le pays disposait pourtant d’un dense réseau de centres, dont la fonction principale était justement la démocratisation de la culture. Aujourd’hui, les citoyens serbes dépensent 4,2% du budget familial dans la culture. Selon les données publiées (...)

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