Sarajevo-X

Psychiatrie en Bosnie-Herzégovine : dangereux, non soignés et en liberté

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Le 14 mai dernier, un déséquilibré a tué trois personnes au couteau, blessant grièvement quatre enfants et trois autres voisins dans le village de Hlapčevići, près de Visoko. En Fédération de Bosnie-Herzégovine, il n’existe aucun établissement pouvant accueillir les personnes souffrant de troubles mentaux et dangereuses pour la société – le seul du pays du pays se trouve en Republika Srpska, tandis que la loi interdit d’emprisonner des personnes souffrant de troubles mentaux.

Par Amra Kovač Les autorités ne peuvent pas imposer de peines de prison aux personnes souffrant de troubles mentaux. « Dans le cas de ces personnes, le Procureur mène la procédure habituelle. Cependant, après la lecture de l’acte d’accusation et la confirmation de la culpabilité, il n’est pas possible d’imposer à ces personnes une peine d’emprisonnement. Ces dernières doivent être soumises à un traitement », explique Dženita Gobeljić, experte auprès du procureur de Bosnie-Herzégovine. Toutefois, lorsqu’une mesure de traitement dans un hôpital civil est imposée à une personne ayant commis un crime, cette dernière ne peut y être retenue que brièvement. (...)

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