Turquie : Recep Tayyip Erdoğan ou l’ivresse du pouvoir absolu

Depuis la première victoire de l’AKP en 2002 jusqu’au coup d’Etat raté de juillet 2015, en passant par les manifestations de Gezi en 2013 et la reprise des affrontements dans les régions kurdes du sud-est, comment comprendre la cohérence politique du pouvoir turc ? Le pays a basculé vers un régime hyper-présidentiel, mais les résultats très étriqués du référendum du 16 avril 2017 laissent présager de fortes contestations et de nouvelles tensions.

Chronologie 2002 : L’AKP devient le parti majoritaire à la Grande assemblée nationale de Turquie. 2003 : Recep Tayyip Erdoğan est nommé Premier ministre. 2007 : L’AKP remporte une nette victoire aux élections législatives et Erdoğan est confirmé à son poste. 2011 : L’AKP obtient 49,83% des voix lors des élections législatives, Erdoğan à nouveau Premier ministre. mai-juin 2013 : manifestations dites de Gezi, à Istanbul. Le mouvement s’étend à d’autres villes. décembre 2013 : un scandale de grande ampleur éclabousse l’entourage de Recep Tayyip Erdoğan. Le Premier ministre dénonce un « complot de l’extérieur », visant directement son ancien allié, l’imam (...)

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