Le Courrier des Balkans

Pauvreté, mendicité, criminalité : comment la Roumanie justifiait les « évacuations » de Roms durant la guerre

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La Roumanie du maréchal Ion Antonescu a lancé, au printemps 1942, une vaste campagne de déportations en Transnistrie. Sur les 25.000 Roms « évacués », 11.000 ont péri en raison des conditions de vie terribles qu’ils enduraient dans les camps. Au total, au moins 220.000 Roms sont morts en Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale, victimes de politiques d’épuration ethnique qui, comme en Roumanie, ne disaient pas toujours leur nom.

Nous publions un extrait du Rapport final de la Commission sur l’Holocauste en Roumanie publié le 11 novembre 2004 [1]. Le « recensement » organisé dans tout le pays par la police et la gendarmerie, le 25 mai 1942 (bien qu’initialement prévu le 31 mai), a été ordonné par le maréchal Antonescu [2] afin d’identifier les Rroms s’inscrivant dans la catégorie « Rroms à problème ».Ces derniers ont été enregistrés avec leur famille comme suit : les Rroms nomades et ceux qui parmi les Rroms sédentaires avaient un casier judiciaire, étaient récidivistes ou n’avait pas de moyens de subsistance ou d’activité définie leur permettant de s’auto entretenir. Au total, (...)

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