Serbie : les impasses de la « scène artistique indépendante »

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En Serbie, la scène culturelle « indépendante » et le « théâtre engagé » tournent en circuit fermé et prennent part à la reproduction du modèle capitaliste qu’ils prétendent combattre. La dramaturge Olga Dimitrijević refuse les parti-pris élitistes, et veut réconcilier l’émotion et la politique en s’ouvrant aux cultures populaires. Entretien.

Propos recueillis par Davor Konjikušić La dramaturge belgradoise Olga Dimitrijević a reçu en 2012 le grand prix Sterija pour sa pièce Les ouvriers meurent en chantant (Radnici umiru pevajući), et sa dernière pièce Comme il est bon de te voir de nouveau (Kako je dobro videti te opet) est arrivée première au dernier concours de la meilleure pièce en serbo-croate lors du festival de théâtre Sterijno pozorije. Novosti : Vous incorporez toujours dans vos textes une note « folk mélodramatique ». Est-ce dans le but de toucher un public plus large, est-ce pour vous une façon de ne pas compliquer des thèmes déjà trop compliqués ? Olga Dimitrijević (...)

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