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Monténégro : les réfugiés espèrent la fin du cauchemar

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9000 réfugiés serbes de Croatie et de Bosnie vivent toujours au Monténégro. Sans statut et sans documents d’identité, ils ne peuvent ni travailler, ni étudier, ni se marier... Après des années de tergiversations légales, les réformes de la citoyenneté pourraient mettre fin à ce cauchemar. Ces réformes seront plus faciles à adopter, maintenant que le référendum est passé.

Par Tufik Softic Bojan Dofek, 19 ans, est l’un des meilleurs élèves d’une école de Berane, dans le nord du Monténégro. Mais, en dépit de son intelligence indiscutable et des ses remarquables aptitudes à l’étude, les portes de l’Université de Podgorica lui demeureront fermées - du moins jusqu’à nouvel ordre. Son problème est d’être un réfugié. Or, sans carte d’identité, il ne peut s’inscrire dans aucune institution universitaire du Monténégro. Bojan Dofek n’a aucun papier d’identité depuis qu’il a quitté avec sa mère Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, pour un camp de réfugiés de Berane. Comme des milliers d’autres victimes des guerres des années 90 au Monténégro, il (...)

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