Monitor

Monténégro : Les badnjak et les policiers

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Le cordon de policiers qui séparait les deux badnjaks de Cetinje, serbe et
monténégrin, semblait marquer la frontière entre deux siècles. « Priganice »,
les beignets traditionnels au miel, étaient la seule chose qu’avaient en
commun les deux fêtes de la capitale.

Par Gordana Borovic A la veille de Noël, l’espace réservé au grand badnjak* apporté ou envoyé par les représentants des différents clans monténégrins qui devaient arriver à tout moment, était étroit mais accessible. Il était facile de s’approcher et de sentir la chaleur du feu préparé à l’avance. Quand on est arrivé, deux grands drapeaux rouges avec les croix et la tête du loup stylisée étaient déjà là, les mêmes qu’on avait aperçus dans la colonne de voitures aux plaques d’immatriculation bosniaques sur la route allant vers Cetinje. La façade du monastère était décorée par une grande toile blanche au visage du Christ et une inscription : « Laissez les (...)

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