Monténégro : le droit à la santé contre l’Etat de droit ?

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Au Monténégro, on rend publics les noms des personnes placées en quarantaine. Or, pour Boris Marić, directeur du Centre des libertés citoyennes, même en état de crise, les droits fondamentaux doivent être respectés. Entretien.

Traduit par Persa Aligrudić Monitor (M.) : Que pensez-vous de la décision du gouvernement de publier les listes des personnes soumises au confinement ? Boris Marić (B.M.) : Cette décision de limiter les libertés a été adoptée sans fondement juridique ni constitutionnel clair, et elle est contraire aux normes internationales. Je ne vois pas pourquoi, étant donné la situation que nous vivons, on n’a pas décrété pas de facto l’état d’urgence. Nous aurions alors eu une base juridique conforme aux règlements pour le fonctionnement du comité de coordination et pour l’adoption des décisions qui restreignent dans une certaine mesure les droits (...)

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