Le Courrier des Balkans

Monténégro : capitalisme, économie rentière et État de droit

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Le nouveau gouvernement monténégrin, dirigé par un jeune technocrate formé à l’école néolibérale, annonce-t-il la fin du « système Đukanović » en vigueur depuis 1991 ? Rien n’est moins sûr. Klaus-Gerd Giesen analyse les structures fondamentales de l’économie monténégrine : économie rentière et monopolisation du pouvoir économico-politique par une poignée d’oligarques, des caractéristiques incompatibles aussi bien avec un « véritable » capitalisme qu’avec un État de droit.

Par Klaus-Gerd Giesen [1] L’abandon fin décembre 2010 de ses fonctions publiques par Milo Đukanović, outre que cette décision satisfaisait une exigence formulée par plusieurs pays occidentaux et la Commission européenne en échange de l’attribution au Monténégro du statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne, donne l’impression – du moins vis-à-vis de l’extérieur – que le système politique monténégrin correspond désormais parfaitement à l’idéal de la démocratie parlementaire et de l’État de droit. Le nouveau gouvernement, épuré de plusieurs poids lourds de la politique et dirigé par un jeune technocrate formé à l’école néolibérale, annonce-t-il la fin (...)

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