Mira Marković, grandeur et chute de la toute puissante pythie

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Les yeux noirs dans un visage pâteux, elle souriait d’un air innocent. Elle s’intéressait à l’astrologie, mais s’occupait surtout des destinées humaines avec une précision mathématique car, avec son mari Slobodan Milošević, elle décidait de la vie et de la mort. Portrait sans pitié de l’ancienne première dame de Serbie, réfugiée en Russie.

Traduit par Persa Aligrudić C’est l’histoire d’une femme qui voulait tout et d’un homme qui ne lui refusait rien. Tous les éléments d’une intrigue classique sont là : le pouvoir, l’argent, la mort, la femme, la guerre, la misère. Ce pourrait être un drame antique s’il n’était pas serbe. C’est en ces termes que le journaliste Aleksandar Tijanić, pendant un temps bien aimé de Mirjana Marković et devenu grâce à elle ministre serbe de l’Information, évoquait, un mois après la disparition d’Ivan Stambolić, la somme de ses ambitions visant à prendre le gouvernail de la politique d’État. Tout est venue d’elle, affirme Tijanić : « Elle imaginait toute la (...)

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