Osservatorio sui Balcani

Médias en Croatie : informations sous contrôle

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Une nouvelle loi, adoptée en début d’année en Croatie, risque bien d’aseptiser le travail et l’indépendance rédactionnelle des médias. Désormais, tout journaliste qui publie des informations sur une personne faisant l’objet d’une enquête, mais qui n’a pas encore été inculpée, pourra être jeté en prison pour diffamation. Dans ces conditions, il est bien sûr impossible de mener des investigations parallèles à celles de la police, tout comme il est impossible d’informer correctement la population. La chronique de Drago Hedl pour l’Osservatorio sui Balcani.

Par Drago Hedl En Croatie, un journaliste sera désormais passible de prison s’il publie des informations relatives à une enquête portant sur un gangster accusé de crime organisé, sur un politicien impliqué dans un scandale de corruption ou sur un médecin dont les erreurs ont provoqué la mort d’un patient. En effet, les modifications apportées à la loi au début de cette année font risquer aux journalistes de se retrouver dans la même prison que les sujets de leur article, pour une durée qui varie de trois mois à trois ans. Cette décision a suscité une véritable consternation dans le monde de l’information, en particulier parmi les journalistes qui (...)

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