Osservatorio sui Balcani

« Macédoniens, qui sommes-nous ? » (2) : l’antiquomania et ses limites

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Statues, monuments, changements de nom de lieux publics : Philippe, Alexandre et son cheval Bucéphale sont toujours les acteurs clés du débat politique en Macédoine. La politique d’« antiquisation » à tout crin menée par le VMRO-DPMNE du Premier ministre Gruevski se heurte toutefois à des résistances croissantes. L’opposition de gauche, le maire de Skopje, beaucoup d’intellectuels suggèrent de se consacrer davantage aux problèmes actuels du pays plutôt qu’à une « quête des origines » qui vire de plus en plus à l’exaltation nationaliste.

Par Risto Karajkov Le débat sur l’identité nationale fait toujours rage en Macédoine. Éditoriaux et commentaires enflammés se multiplient, la blogosphère est en surchauffe. Et tout cela à cause d’un monument. S’il est vrai que des affrontements sains font le sel de la démocratie, une telle polarisation finit par menacer le tissu et la solidarité sociale du pays. De plus, l’angoisse pousse vers des dérives fâcheuses. Récemment, à Struga, un débat public a été interrompu par de violents partisans de la thèse des « Macédoniens antiques ». Le débat était au contraire mené par des représentants de la faction « anti-antiquité ». L’auteur de ces lignes (...)

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