Osservatorio sui Balcani

Macédoine : la croix et la diplomatie

| |

Elle se sont séparées en 1967. Église orthodoxe macédonienne d’un côté, Église serbe de l’autre. Ces dernières années, les relations entre les deux institutions se sont détériorées. Et l’affaire d’un prêtre « rebelle », promu métropolite serbe de Macédoine, risque de mettre en crise les rapports entre les États.

Par Risto Karajkov L’Église orthodoxe serbe ne reconnaît pas sa consœur de Macédoine, qui a proclamé sa propre indépendance en 1967, durant la période socialiste, c’est-à-dire quand les Églises devaient nécessairement faire profil bas. Dans un passé pas si lointain, la Macédoine était la « pomme de discorde » entre ses puissants voisins et une carte d’échange pour les Empires européens de l’époque qui l’ont donné aux vainqueurs, prise aux vaincus et divisée. L’ombre de ce passé se reflète toujours dans la crise d’identité toujours irrésolue aujourd’hui. Face à ces défis, il ne reste aux Macédoniens qu’à apprendre et pratiquer la tolérance, la docilité et la (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous