Macédoine : « comment je suis devenue une criminelle à Kumanovo »

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J’étais arrivée en Macédoine la veille avec mon collègue néerlandais Marcel van der Steen. Le matin, nous avions pris un bus à Skopje, direction Kumanovo. Histoire de voir, et peut-être de comprendre, ce qui s’y était passé pendant le week-end. Les affrontements entre les forces spéciales et des hommes armés s’étaient soldés par 22 morts. Raté. Dix minutes après être descendus du bus, la police nous arrêtait.

Par Julia Druelle Je ne me suis jamais imaginée en criminelle. Fleuriste, factrice, charcutière pourquoi pas, mais pas criminelle. Il faut croire qu’il y a un début à tout. Lundi, le 11 mai, après m’être engagée dans une petite rue de Kumanovo qui n’avait l’air de rien, je me suis faite embarquer au poste de police. C’est une histoire absurde. Au début, tout semblait normal. Avec mon collègue Marcel Van Den Steen, on avait dépassé un cordon qui barrait la voie aux voitures par le trottoir de droite, normal. Sur ce même trottoir, il y avait un policier en armes, kalachnikov bien visible, un peu moins normal, mais pas surprenant non plus. On a (...)

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