Dnevnik

Macédoine : Après Blace

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L’incident des réfugiés albanophones à Blace restera inscrit dans la
mémoire collective de la Macédoine comme une semaine de cauchemar, voire
de nausée. L’ecoeurement relève de sentiments ambivalents :
l’impuissance à agir et la crainte de ne plus pouvoir contrôler les
événements, comme dans une tragédie antique ; la rage face à ce qui
arrive et la honte d’apparaître comme une nation insensible, même si
nous sommes intimement convaincus que face à cette tragédie albanaise,
nous nous comportons mieux que tous les autres pays limitrophes, voire
que les Occidentaux.

Je ne prétends pas que nous n’ayons aucune honte à avoir, car l’homme qui en est dépourvu est prêt à tout. Si nous savons que d’autres pays doivent éprouver cette honte de manière plus intense, la nôtre n’appartient qu’à nous-mêmes et nous nous devons de la reconnaître. La rage mêlée de honte que nous éprouvons, nous n’avons pas à la diriger contre les réfugiés, ces gens qui souffrent et errent malgré eux. La rage s’adresse à nos autorités qui nous exposent tous (le peuple) à ce sentiment de nausée à cause de Blace (Elles ont elles-mêmes provoqué l’événement par leur politique naïve qui a abouti à une perte de contrôle des réfugiés aux frontières et qui (...)

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