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Les réservistes serbes au Monténégro

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Les autorités de Belgrade montrent de plus en plus d’impatience, et d’ "ingéniosité" dans leurs efforts pour inclure le plus activement possible le Monténégro dans le conflit armé contre l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Après une série de "happening" (des meetings-concerts, ndt) organisés par les partisans de Milosevic au Monténégro, les tentatives pour remettre aux membres des autorités du Monténégro des ordres de mobilisation, ou des mandats d’arrêt délivrés par le tribunal militaire et des appels à comparution en jugement, les coups de force, voire agressions, contre les médias officiels et indépendants monténégrins et les correspondants étrangers, l’arrestation de civils monténégrins (d’ethnie albanaise ou musulmane) et le meutre de civils réfugiés du Kosovo, l’Armée yougoslave a décidé d’appliquer une nouvelle forme de pression.

Les médias monténégrins ont informé de l’arrivée lundi de plus de cinq cents réservistes de Cacak, affectés dans les unités d’infanterie de marine de l’Armée yougoslave, venues "pour défendre la côte monténégrine d’une éventuelle agression de l’OTAN". Le lendemain, le correspondant de "The Independent" de Londres a annoncé que le tiers des 1.500 membres de l’Armée yougoslave, envoyés de Serbie, était arrivé à Bar. Les autres sont affectés, d’après le quotidien britannique, dans d’autres parties du Monténégro, y compris la zone démilitarisée de la Prevlaka. Les sources militaires et civiles officielles au Monténégro n’ont pas essayé d’expliquer le but de ce (...)

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