Histoire : la Roumanie n’en finit pas de régler ses comptes avec son passé

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La Roumanie a toujours autant de mal à regarder son passer en face. En plein mois d’août, le Parlement a adopté une nouvelle loi mémorielle pour condamner le négationnisme, complétant un précédent texte de 2002. Une vive polémique s’en est suivie contre cette « loi anti-légionnaire ». En cause, le passé collaborationniste puis communiste de la Roumanie. Décryptage avec le sociologue Mircea Kivu.

Propos recueillis par Julia Beurq En juillet, le Parlement roumain a adopté une loi interdisant le négationnisme, les organisations et les symboles fascistes ainsi que le culte des personnes reconnues coupables de génocide ou de crimes contre l’humanité. Une ordonnance d’urgence similaire avait déjà été votée en 2002. Alors pourquoi ce nouveau texte ? Dans son ancienne forme, la loi permettait certaines interprétations qui rendait son application parfois impossible. La dernière mouture est plus précise sur plusieurs aspects. Par exemple, la notion de génocide s’applique désormais à des faits qui ont eu lieu sur les territoires administrés (...)

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