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Les graffitis de Belgrade

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Dès les années 60, lors des premiers graffitis dans les dépôts des
transports en commun de Philadelphia, une forme de communication et une
façon d’exprimer sa révolte avaient été inventées. Aujourd’hui,
les messages ne comptent plus autant ; c’est l’aspect extérieur qui prime.

Le nouveau pont d’Ostruznica fut détruit par l’Otan le 29 avril dernier. Quelques mois plus tard, un groupe nommé « les terroristes culturels » (alias "QT") écrivait Free B92 sur le côté droit du pont dont les ruines se précipitaient dans la Sava. "Ce graffiti n’a rien de spécial. Nous l’avons fait pour exprimer notre révolte contre l’abolition de la radio B92 où nous faisions une émission intitulée "Terrorisme radiophonique", raconte Maki, l’auteur du message. Mais c’est la "fabrique" de ce graffiti qui fut exceptionnelle : nous avons fait appel à trois grimpeurs de haute montagne qui ont apport é leur équipement d’alpinistes. Ils nous ont (...)

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