Les féministes, la police et le mythe de la « Roumanie sauvage »

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Le mouvement féministe est en pleine expansion après les féminicides de Caracal, mais quelle stratégie adopter ? Certain.e.s féministes revendiquent un durcissement des sanctions pénales, quitte à renforcer les stéréotypes sur la « Roumanie sauvage » qu’il faudrait « civiliser » selon les normes occidentales, au lieu de se battre contre la violence d’un Etat patriarcal.

Par Vera Popovici Ce mois de mars 2020, les organisations féministes organisent plusieurs performances à Bucarest et à Cluj, avec des chorégraphies inspirées de la performance « Un violador en tu camino », née au Chili. D’autres ont critiqué l’Église orthodoxe, en organisant une « liturgie féministe » devant la cathédrale du Salut de la nation roumaine, à Bucarest. Ces actions s’inscrivent dans un tournant initié en juillet 2019, après le meurtres d’une jeune fille à Caracal, quand ont été popularisés les hashtags #CadeUnaCădemToate (#SiUneTombeNousTombonsToutes) et #PoliţiaUcide (#LaPoliceTue). Ces slogans sont nés au sein d’un mouvement appelant à (...)

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