Express

Le camarade Tito, la MINUK et l’avenir radieux du Kosovo

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Le 1er mai, les Kosovars ont encore une fois afflué dans le parc de Germia, à Pristina, pour fêter la journée du travail. Étrange paradoxe dans un pays qui connaît le taux de chômage le plus élevé d’Europe. Dans la vieille tradition héritée du communisme, le 1er mai est jour de fête, pas de revendications. Autrefois, le communisme promettait un avenir radieux à la classe ouvrière. Désormais, c’est la MINUK qui promet un avenir radieux au Kosovo...

Par Blerim Latifi Au moment où s’écroulait le communisme dans toute l’Europe de l’Est, interrogé par un journaliste sur ce qu’allaient devenir les pays postcommunistes, le sociologue allemand Ralf Dahrendorf avait répondu : il faudra six mois pour transformer les institutions politiques, six ans pour transformer l’économie. Et soixante ans pour changer les mentalités. Je me suis souvenu de cette pensée qui, naturellement, ne doit pas être comprise comme l’expression d’une fatalité historique, lorsque je voyais les gens se diriger en masse vers le parc de Germia pour fêter le 1er mai, la Journéee du travail. On peut bien sûr se demander quel est le (...)

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