Revista 22

La Transnistrie, un « pion » que Moscou pourrait sacrifier ?

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L’indépendance du Kosovo et la crise géorgienne de l’été ont relancé le débat sur la Transnistrie, république sécessionniste pro-russe de Moldavie. Pourtant, malgré d’évidents points communs, les enjeux stratégiques ne sont pas les mêmes en Ossétie du Sud qu’en Transnistrie, enclavée et sans contact direct avec la Russie. Selon l’analyse d’Oleg Serebrian, Moscou pourrait même choisir de « lâcher » ses encombrants alliés de Tiraspol, ou se contenter de les utiliser pour ramener la Moldavie dans le giron russe.

Par Oleg Serebrian Les similitudes entre les deux conflits s’arrêtent pourtant là. L’Ossétie du Sud a bénéficié pendant 70 ans d’un statut de région autonome au sein de la Géorgie soviétique, alors que la Transnistrie n’a formé une entité distincte qu’entre 1924 et 1940 [1]. Occupée par les Roumains entre 1941 et 1944, la région fut reprise par les Soviétiques et intégrée à la République socialiste soviétique de Moldavie (RSSM). La Transnistrie est une région de plaine, très peuplée (en 1989, la densité était de 197 habitants par km2), alors que l’Ossétie du Sud est une région de montagne, faiblement peuplée (en 1989 la région comptait 100.000 (...)

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