Gazeta Shqiptare

La société albanaise est-elle en train de se désintégrer ?

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Voyage dans une Albanie en pleine transition. Ces quinze dernières années, la chute du communisme a entraîné le développement d’un individualisme forcené où chacun pense avant tout à ses intérêts personnels, avant de songer au bien de la communauté. Une analyse au vitriol du patriotisme « schizophrénique » des Albanais, par l’écrivain Kiço Blushi.

Par Kiço Blushi Naturellement, il y a l’Albanie que l’on aime sans condition, celle que l’on protège sans le moindre intérêt personnel, celle qui réunit tous nos efforts et pour laquelle on sacrifierait sa vie. C’est « mon Albanie », celle qui se trouve à l’intérieur de la maison, celle qui constitue les liens familiaux, les murs des habitations, l’héritage familial. Pour cette Albanie-là, on ferait tout, quitte à mettre sens dessus-dessous l’autre Albanie, celle avec qui on n’a pas de liens de sang, celle qui se trouve au loin et qui n’appartient à personne. L’Albanie traditionnelle, si elle n’est pas morte, est en train de rendre l’âme. Les petits (...)

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