Osservatorio Balcani e Caucaso

La Slovénie au défi du multiculturalisme

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Anders Breivik estimait que la Slovénie était particulièrement bien « préservée » du multiculturalisme. Le petit pays se serait bien passé de ce genre de « compliments » car, en termes de tolérance et d’ouverture aux autres, la réalité diffère souvent de l’image bien policée que la Slovénie veut donner d’elle-même, qu’il s’agisse de l’affaire, aujourd’hui réglée, des « effacés », du racisme anti-rrom, de l’homophobie ou du dossier toujours bloqué de la mosquée de Ljubljana. Tour d’horizon.

Par Stefano Lusa La Slovénie et la Slovaquie sont les pays où « l’endoctrinement multiculturel » a le moins pris : c’est ce qu’a affirmé Anders Behring Breivik, le fondamentaliste chrétien qui a commis les massacres d’Oslo et d’Utoya. Ce constat apparaît dans sa « Déclaration européenne d’indépendance », un document de 1500 pages où apparaît une classification particulière, plaçant la Slovénie et la Slovaquie en tête des pays « les moins multiculturels », chacun remportant 90 points sur 100. En dernière place, se trouvent l’Allemagne, la Suisse et la Norvège, où les campagnes « marxistes/multiculturelles de lavage du cerveau » auraient eu un plus (...)

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