Osservatorio sui Balcani

La route d’acier, la saga des Chemins de fer de Bulgarie (I)

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Les chemins de fer, c’était l’axe fondamental de la révolution socialiste mécanisée. Aujourd’hui, ils connaissent une crise grave et ceux qui y travaillent descendent à pas rapides les marches de l’échelle sociale. Premier volet du reportage.

Par Francesco Martino Huit coupoles blanches se détachent du ciel métallique de ce soir d’automne bulgare. Huit pavillons de toile qui semblent vouloir alléger voire cacher la masse grise, pachydermique, et irrémédiablement « socialiste réelle » de la Gare Centrale de Sofia. D’ici, le voyageur a une perception immédiate et grand-angulaire du chemin de croix que vivent les chemins de fer bulgares, à la fois ossature et reflet d’un pays déboussolé, perdu entre présent, passé, et un avenir qui reste entièrement à inventer. Dans l’immense salle d’attente, de vieux symboles, une main d’acier qui en serre une autre en promesse d’éternelle amitié (...)

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