Osservatorio sui Balcani

La Grèce, un acteur économique majeur en Macédoine, malgré la querelle du nom

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La Grèce se réjouit de sa victoire : les portes de l’OTAN sont restées fermées à la Macédoine « jusqu’à la résolution de la question du nom » de ce pays. Athènes craint toutefois de possibles pressions de l’administration américaine, soucieuse d’imposer un accord avant la fin du mandat de G.W.Bush. Par contre, les menaces de boycott agitées par Skopje n’inquiètent guère Athènes : la Grèce reste toujours l’un des principaux investisseurs en Macédoine, qu’il s’agisse de la grande distribution, de la téléphonie mobile ou du secteur bancaire.

Par Gilda Lyghounis Une victoire à la Pyrrhus ? C’est ainsi que l’on qualifie à Skopje le veto grec qui a fermé, pour le moment, les portes de l’Otan à la République de Macédoine. « Nous avons été déçus, mais vous n’avez pas tout à fait triomphé », écrit le directeur du journal macédonien Spic, Branco Geroski, dans une lettre ouverte au quotidien athénien Eleftheropia. « Votre gouvernement a surtout humilié les voix modérées qui étaient sur le point de réussir, de notre côté, ces dernières semaines, à faire accepter par l’opinion publique l’idée d’un compromis sur le nom à donner à notre Etat ». Le gouvernement grec, en revanche, est satisfait du (...)

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