Kathimerini

La Grèce hésite entre le « grand frère russe » et l’Oncle Sam

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La Grèce, membre depuis longtemps déjà de l’UE et de l’OTAN, est un allié traditionnel des USA. Alors qu’Athènes doit prendre dans quelques mois la présidence de l’OSCE, le gouvernement Karamanlis, déçu des positions américaines sur la Macédoine ou le Kosovo, pourrait être tenté de se rapprocher de la Russie, en mettant en avant les dossiers essentiels pour la Grèce : la question du nom de la Macédoine, les relations avec la Turquie, la question chypriote. Une petite révolution diplomatique est-elle en vue ?

Par Athanase Ellis À d’autres époques, le choix aurait été évident. Cependant, à notre époque marquée par l’importance des apports en matières premières énergétiques, le contexte n’est plus aussi simple. À l’heure où le fossé entre l’Occident et la Russie se creuse, la Grèce est amenée à manoeuvrer dans un labyrinthe d’intérêts géostratégiques et économiques, et à faire des choix qui révèlent ses priorités et ses intérêts propres. Quel est le cadre de son action ? La Grèce est tournée vers l’Occident et fait le lien entre le Sud-Est et l’Ouest de l’Europe. Depuis longtemps déjà, elle est membre de l’OTAN et de l’Union européenne. Auprès de ces deux organismes (...)

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