Libertés fondamentales en Croatie : le grand retour en arrière

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La Croatie est entrée dans l’Union européenne il y a deux ans, le 1er juillet 2013, mais l’exclusion et les discriminations sont toujours plus fortes. Par bien des aspects, le pays revient en arrière : est-ce que parce que la politique européenne de la carotte et du bâton ne marche plus ? Ou bien parce que ressortent de vieux problèmes qui avaient été glissés sous le tapis, le temps d’intégrer la « nouvelle famille européenne » ?

Par Andreja Žapčić Lors de ses négociations d’adhésion, la Croatie a passé de justesse le test du Chapitre 23 (Justice et droits fondamentaux), et l’on pouvait s’attendre à ce que les normes de protection des droits humains soient relevées et que des véritables réformes s’engagent. Or, c’est l’inverse qui s’est produit : exclusion toujours plus marquée des minorités, qu’elles soient ethniques ou sexuelles, exclusion de ceux qui pensent un peu différemment, humiliations, discours de haine proférés sans aucune attitude critique dans les médias... Il suffit de penser au référendum contre le mariage pour tous ou bien aux débats sur l’alphabet cyrillique. (...)

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