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La Bulgarie, la Roumanie et l’espace Schengen : au grand bal des hypocrites

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L’Allemagne opposera son veto à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen, lors du sommet des ministres européens du 7 mars. Le report de l’adhésion à l’espace de libre-circulation est un échec pour la Roumanie, la Bulgarie mais aussi pour l’Europe. Si Bucarest se voit reprocher sa corruption endémique, et Sofia son crime organisé, l’UE, quant à elle, doit faire face à la montée des populismes. Une analyse de Luca Niculescu, rédacteur en chef de RFI Roumanie.

Par Luca Niculescu En janvier 2010, lorsque le président roumain Traian Băsescu avait déclaré que « l’achèvement du processus d’intégration dans l’Union européenne passerait par l’adhésion à l’espace Schengen », personne ne s’imaginait que ce processus deviendrait aussi difficile. Pour les Roumains et les Bulgares, l’adhésion à Schengen était perçue de manière symbolique, étant donné qu’ils pouvaient déjà circuler librement à l’intérieur de l’espace communautaire. Sur le moment, les déclarations du président n’ont donc pas fait discussion, car tout le monde imaginait qu’à la fin de l’année 2010 - au plus tard en 2011 - Bucarest et Sofia entreraient dans l’espace (...)

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